Simulateur rupture conventionnelle : calcul de votre indemnité 2026

1 juillet 2026
Outil gratuit 2026

Simulateur Rupture Conventionnelle

Estimez votre indemnité, la fiscalité et vos délais avant le chômage

Barème ¼ & ⅓ mois/an
Contribution patronale 40 % 2026
Exonération jusqu’à 96 120 €
Coefficient différé ARE 107,9
Données mises à jour juin 2026 — PASS 48 060 € — LFSS 2026 — contribution 40 %

📋 Vos informations

€/mois
3 000 €
ans
5 ans
mois
0 mois
Doit être ≥ à l’indemnité légale calculée
⚠️ Montant inférieur au minimum légal
jours
0 j
1
Entretien(s) commun(s)Au moins 1 entretien, pas de délai légal entre eux
2
Signature de la conventionCerfa n°14598*01 daté et signé des deux parties
3
Délai de rétractation : 15 jours cal.Chaque partie peut annuler sans motif
4
Homologation DREETS : 15 jours ouvrablesSans réponse = homologation tacite
5
Rupture effective du contratAu plus tôt le lendemain de l’homologation

💰 Estimation

Indemnité légale minimale
🧾 Fiscalité salarié
Plafond exonération (2 PASS 2026)96 120 €
Part exonérée de cotisations & IR— €
Part soumise à CSG/CRDS (9,7 %)— €
CSG/CRDS estimée— €
Indemnité nette estimée— €
🏢 Coût employeur
Indemnité versée— €
Contribution patronale 40 % (LFSS 2026)— €
Coût total pour l’employeur— €
⏳ Délais avant versement de l’ARE
Délai incompressible (toujours)7 jours
Différé congés payés non pris (max 30 j)0 j
Différé spécifique supra-légale (max 150 j)0 j
7j
Carence 7 j
Différé CP
Différé supra-légal
Délai total avant versement ARE
— j

L’essentiel à retenir : un simulateur rupture conventionnelle permet d’estimer en quelques minutes le montant de l’indemnité légale à laquelle un salarié peut prétendre, sur la base de son ancienneté et de son salaire de référence. Le barème 2026 prévoit 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 au-delà. La fiscalité, les droits à l’ARE et la marge de négociation constituent des paramètres décisifs que tout candidat à une rupture doit maîtriser avant d’entamer les discussions.

Sommaire

Comment fonctionne un simulateur de rupture conventionnelle ?

Les informations à renseigner pour obtenir un résultat fiable

Un simulateur rupture conventionnelle repose sur trois données fondamentales : la date d’entrée dans l’entreprise, la date envisagée de rupture, et le salaire brut mensuel de référence. Sans ces trois paramètres exacts, le résultat reste une approximation de faible valeur opérationnelle.

Certains simulateurs demandent également la catégorie socioprofessionnelle (cadre ou non-cadre) ainsi que la convention collective applicable, car ces éléments conditionnent l’existence d’un barème supra-légal. Renseigner la convention collective nationale avant tout calcul évite de sous-estimer l’indemnité réelle due.

Les meilleurs simulateurs disponibles en 2026

Le simulateur officiel du ministère du Travail, accessible sur le portail service-public.fr, constitue la référence normative. Il applique strictement les règles du Code du travail sans intégrer les dispositions conventionnelles, ce qui en fait un plancher fiable mais pas un plafond.

Des outils privés comme celui de Payfit ou du cabinet Capstan proposent une couche conventionnelle supplémentaire. La distinction entre ces deux types d’outils est loin d’être anecdotique : pour un salarié de 15 ans d’ancienneté dans la métallurgie, l’écart peut dépasser 2 500 euros bruts. Consulter un conseiller spécialisé en droit du travail reste recommandé pour valider le résultat.

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La formule de calcul de l’indemnité légale de rupture conventionnelle

Barème 2026 : 1/4 de mois par an puis 1/3 au-delà de 10 ans

L’article L. 1237-19-1 du Code du travail fixe le minimum légal. Pour les dix premières années d’ancienneté, l’indemnité est de 1/4 de mois de salaire de référence par année. À partir de la onzième année, chaque année supplémentaire génère 1/3 de mois. Les années incomplètes sont proratisées au mois près.

Ce barème s’applique identiquement aux cadres et aux non-cadres au titre du plancher légal. Seule la convention collective peut modifier ce seuil à la hausse, jamais à la baisse.

Le salaire de référence : moyenne des 12 ou des 3 derniers mois

Le salarié choisit la formule la plus favorable entre la moyenne brute des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois précédant la notification de la rupture. Les primes annuelles, les heures supplémentaires et les avantages en nature entrent dans ce calcul, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation.

Un bonus exceptionnel versé au cours des trois derniers mois peut donc gonfler significativement la base de calcul. C’est l’un des leviers méconnus que le simulateur rupture conventionnelle ne souligne pas toujours automatiquement.

Exemples chiffrés selon l’ancienneté

Ancienneté Salaire ref. brut mensuel Indemnité légale brute
5 ans 2 800 € 3 500 €
10 ans 3 200 € 8 000 €
15 ans 3 800 € 13 167 €
22 ans 4 500 € 21 750 €

Indemnité légale, conventionnelle et supra-légale : quelles différences ?

Le plancher garanti par le Code du travail

L’indemnité légale constitue le seuil incompressible : aucun accord entre l’employeur et le salarié ne peut y déroger défavorablement. Toute clause qui fixerait un montant inférieur serait réputée non écrite. Ce principe résulte de l’ordre public social posé par l’article L. 1237-13 du Code du travail.

Le rôle de la convention collective et de l’ANI

De nombreuses conventions collectives prévoient un barème plus favorable. L’ANI du 11 janvier 2008, qui a institué la rupture conventionnelle, a expressément réservé cette faculté aux partenaires sociaux. Dans les secteurs du bâtiment, de la banque ou de la chimie, les indemnités conventionnelles peuvent dépasser le légal de 20 à 40 %.

Le management des ressources humaines doit systématiquement vérifier la convention applicable avant toute simulation, sous peine d’exposer l’entreprise à un contentieux devant le conseil de prud’hommes.

Combien peut-on négocier au-dessus du minimum ?

La loi ne plafonne pas l’indemnité supra-légale. En pratique, les négociations aboutissent à des montants représentant entre 1 et 3 mois de salaire supplémentaires, selon l’ancienneté, le profil du salarié et la volonté de l’employeur d’éviter un litige.

Fiscalité de l’indemnité : ce que vous percevez réellement

Exonérations d’impôt sur le revenu et plafonds PASS 2026

L’indemnité de rupture conventionnelle bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé de ces trois montants : deux fois la rémunération annuelle brute, la moitié de l’indemnité perçue, ou le montant de l’indemnité légale. Ce plafond ne peut dépasser six fois le PASS, soit environ 278 208 euros en 2026 (sur la base d’un PASS estimé à 46 368 euros).

Au-delà de ce plafond, la fraction excédentaire s’intègre au revenu imposable de l’année. Un simulateur rupture conventionnelle fiable doit intégrer cette borne fiscale pour que l’estimation nette soit exploitable.

CSG-CRDS : règles d’exonération et cas particuliers

La part de l’indemnité exonérée d’impôt sur le revenu échappe également à la CSG et à la CRDS, dans la limite de deux fois le PASS annuel, soit environ 92 736 euros en 2026. Au-delà, les prélèvements sociaux s’appliquent au taux global de 9,7 %.

Les salariés en situation de retraite au moment de la rupture ne bénéficient d’aucune exonération, conformément à l’article L. 137-12 du Code de la sécurité sociale. Ce cas particulier échappe souvent aux simulateurs automatiques.

La contribution patronale de 40 % à connaître

L’employeur verse une contribution forfaitaire de 40 % sur la fraction de l’indemnité exonérée de cotisations sociales. Ce coût patronal, distinct des charges classiques, alourdit le budget réel de la rupture. Un employeur qui négocie 20 000 euros d’indemnité supra-légale supporte ainsi 8 000 euros de contribution supplémentaire. Connaître ce chiffre aide à calibrer les marges de négociation côté RH. Pour en savoir plus sur les droits sociaux connexes, la réglementation des allocations d’activité offre un éclairage utile.

rupture conventionnelle droits ARE France Travail différé indemnisation chômage

Impact sur le chômage : droits à l’ARE et différé d’indemnisation

La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit à France Travail ?

La rupture conventionnelle homologuée ouvre bien droit à l’allocation de retour à l’emploi (ARE), à condition que le salarié justifie de 130 jours travaillés dans les 24 mois précédant la fin du contrat. C’est l’un des avantages majeurs de ce mode de séparation par rapport à la démission. Des précisions sur les démarches sont disponibles dans le guide France Travail Occitanie.

Comment l’indemnité supra-légale allonge le différé de carence

Le différé spécifique d’indemnisation est calculé en divisant la fraction supra-légale de l’indemnité par le salaire journalier de référence multiplié par 90. En 2026, ce différé est plafonné à 150 jours calendaires, soit environ cinq mois. Négocier une indemnité supra-légale élevée retarde donc le versement de l’ARE d’autant, ce que le simulateur rupture conventionnelle doit signaler clairement. Pour anticiper les risques de radiation, voir également les règles d’avertissement France Travail.

Comment préparer et réussir votre négociation de rupture conventionnelle ?

Stratégie à adopter côté salarié

Avant d’entamer toute discussion, le salarié doit lancer un simulateur rupture conventionnelle pour connaître son plancher légal et conventionnel. Cette base chiffrée constitue le point d’ancrage de la négociation. Arriver sans chiffre précis revient à négocier sans filet.

  1. Calculer l’indemnité légale et conventionnelle via deux simulateurs distincts
  2. Identifier les primes et avantages intégrables au salaire de référence
  3. Estimer le différé ARE généré par une indemnité supra-légale envisagée
  4. Déterminer la fourchette haute négociable en tenant compte de la contribution patronale de 40 %
  5. Préparer les éléments factuels justifiant une indemnité supérieure au minimum

Points de vigilance pour les RH et managers

Du côté employeur, le risque principal réside dans la requalification de la rupture en licenciement sans cause réelle si le consentement du salarié est vicié. La Cour de cassation veille à ce que la signature de la convention ne masque pas une pression managériale. Les ressources entrepreneuriales sur la gestion des fins de contrat complètent utilement ce point.

  • Respecter le délai minimal de 15 jours calendaires entre la signature et l’homologation
  • Garantir au salarié la possibilité de se faire assister lors des entretiens
  • Archiver tous les échanges écrits relatifs à la négociation
  • Vérifier l’absence de plan de sauvegarde de l’emploi en cours, qui interdit le recours à ce dispositif

Questions fréquentes sur le simulateur de rupture conventionnelle

Un simulateur rupture conventionnelle gratuit est-il fiable ?

Les simulateurs gratuits sont fiables pour le calcul du plancher légal, dès lors qu’ils s’appuient sur les textes du Code du travail à jour. En revanche, seuls les outils intégrant les données conventionnelles sectorielles permettent d’estimer le montant réel négociable. Pour un résultat précis, le recours à un juriste spécialisé reste la solution la plus sûre, notamment lorsque l’ancienneté dépasse dix ans ou que des éléments de rémunération variable sont en jeu. Des ressources complémentaires sur les droits salariaux spécifiques aident à affiner le calcul global.

L’indemnité de rupture conventionnelle est-elle soumise aux cotisations retraite ?

Non, la fraction de l’indemnité exonérée d’impôt sur le revenu n’est pas soumise aux cotisations de retraite. Elle n’entre donc pas dans le calcul des droits à pension, contrairement à un salaire classique. Cette caractéristique peut peser dans l’arbitrage entre indemnité supra-légale et maintien en poste pour les salariés proches de la retraite.

Peut-on utiliser un simulateur rupture conventionnelle pour un temps partiel ?

Oui. Pour un salarié à temps partiel, le salaire de référence retenu correspond au salaire effectivement perçu, sans reconstitution à temps plein. Le simulateur doit donc être alimenté avec le salaire brut réel du temps partiel, et non avec un équivalent temps plein théorique. Cette règle, confirmée par la chambre sociale de la Cour de cassation, protège l’employeur contre un calcul artificiellement majoré.